Au IXe siècle, AUSSONA (AUXONNE), ancien chef-lieu d'une Comté indépendante, acquise au Comté de Bourgogne par le Duc Hugues IV, devient en 1237 une avancée du Duché de Bourgogne en terre comtoise appelée Terre d'Outre Saône.

Plan fortifications XVIIIe siècle (Antoine)

La ville est protégée par des remparts en terre surmontés de palissades, ceinturés de fossés, doublés par des marécages sur les trois fronts de terre. La protection s'achève par l'édification du front de Saône.

La guerre de Cent ans épargne AUXONNE. Les nécessités de défense contraignent les habitants à remplacer leur antique levée de terre par des murs que flanquent vingt-trois tours, deux tournelles, dans lesquels s'ouvrent quatre portes aux quatre points cardinaux.

Après la mort de Charles le Téméraire, Louis XI annexe les deux Bourgognes et construit une forteresse. En 1493, AUXONNE devient ville frontière, enceinte renforcée sous Louis XII et François Ier.

Louis XIV en fait une place forte selon le premier système Vauban. La ville restera Place Forte jusqu'à la conquête de la Franche-Comté et la paix de Nimègue en 1678, fonction qu'elle remplira encore en 1814, 1815 et 1870.

Pour juger de l'importance militaire du vieil AUXONNE, il est conseillé de faire le tour des remparts et de terminer la visite par le château. Départ de l'Office de Tourisme, (voir la carte) où l'on vous remettra une documentation qui vous guidera dans la ville. Vous pourrez admirer :

Porte de Comté
A l'Est, venant de Dole :

La Porte de Comté (I.S.M.H.) : c'est l'ancienne entrée de la ville depuis 1503. Elle témoigne de l'architecture militaire renaissance et de l'intérêt que Louis XII portait à AUXONNE puisqu'il ordonna le renforcement de ses murailles.

La Tour de Belvoir : datant du XIVe siècle est le reste de l'ancienne enceinte construite en pierres. Elle appartient au domaine militaire.


Au Nord, venant de Gray :
Porte Royale XVII e siècle

La Porte Royale (M.H.) : dont les toitures viennent d'être restaurées, date de 1667-1717 et symbolise la grandeur du siècle de Louis XIV.

Composée de trois corps de bâtiment, le pavillon central domine d'une hauteur d'étage les pavillons latéraux.

La Tour du Signe (M.H.) à côté des Casernes, porte la salamandre, emblème de François Ier. Elle appartient au domaine militaire.

A l'Ouest, Côté Saône :



Château XV e siècle

Le Château d'Auxonne, Forteresse Louis XI (I.S.M.H.) : En 1479, pour tenir en respect la province, Louis XI décide de faire construire des forteresses destinées à surveiller les Bourguignons et la frontière : ce sont les châteaux de Dijon, d'AUXONNE et de Beaune.

AUXONNE à cette époque, est déjà une place forte entourée de murs renforcés par des tours. On choisit, pour construire le château, un emplacement à l'intérieur de la ville, dans l'angle sud-ouest de l'enceinte, entre le marais et la Saône. En 1493, l'essentiel de la construction est terminé.

Le château occupe un espace délimité par cinq tours d'angle reliées par d'épaisses courtines. Il offre encore aujourd'hui la masse imposante des tours d'artillerie et de bâtiments à usage de casernes. La plus importante, la tour Notre-Dame comporte trois niveaux voûtés aux murs très épais (cinq à six mètres à la base). A l'intérieur, le musée Bonaparte conserve les souvenirs du jeune Napoléon Bonaparte lorsqu'il était lieutenant au Régiment de la Fère et élève à l'école d'artillerie d'AUXONNE entre 1788 et 1791. Le musée est ouvert en saison.

Dans la cour, le bâtiment le plus ancien en bordure de Saône date des années 1520. Le logis du Gouverneur abrite une superbe cheminée (M.H.) portant, avec l'écu de France, la salamandre couronnée, emblème de François Ier.

 

En faisant le tour de la ville encore fermé par endroits de courtines et de bastions (œuvre de François d'APREMONT qui fortifia AUXONNE en 1673), le promeneur suit le tracé des murs et des remparts. Sur le front sud, les remparts casemates (1826) sont en cours de restauration. Le circuit se termine au bord de la Saône, le long des remparts intacts sur leur plus grande longueur. Au nord et au sud, à la pointe des bastions extrêmes, deux pittoresques poivrières signalent l'entrée et la sortie des fossés.